Test du Bebop 2 : le drone parfait pour les vidéastes amateurs

Le Bebop 2 était grandement attendu ! Sa réputation l’a précédé : une très bonne maniabilité, réactivité et facilité de pilotage digne de la marque Parrot, des images incroyablement stabilisées et une excellente autonomie de 25 minutes. Le tout à un prix abordable pour s’essayer simplement et très efficacement au pilotage d’un drone et à la réalisation de vos premières vidéos aériennes. Attention cependant, non, le Bebop 2 n’est pas pour tout le monde, ni pour tous les pilotes…

Une autonomie incroyable de 25 minutes !

C’était annoncé par Parrot et l’on avait du mal à y croire. C’est pourtant vrai : le Bebop 2 possède une autonomie excellente de 25 minutes ! A titre de comparaison, la plupart des drones de courses pourtant à la pointe de la technologie peinent à atteindre les 10 minutes de vol.
Avec une seule batterie vous pouvez donc réaliser au moins 25 minutes de vidéo ce qui laisse une bonne marge de manœuvre et un vaste rayon d’action.
Notez toutefois que si le drone vous informe que le niveau de batterie devient faible, il ne reviendra pas à son lieu de décollage pour autant.
Lorsque la batterie atteint son seuil critique (affiche 0%), le drone entame sa procédure d’atterrissage à l’endroit où il est. Prudence donc, si vous survolez un terrain touffu, une forêt, ou bien un plan d’eau…

Une simplicité d’utilisation extrême

Rien que pour tester la finesse de la conception orientée vers l’utilisateur, j’ai cherché à effectuer un premier vol sans lire la notice ou regarder un quelconque tuto.

Et à vrai dire c’est plutôt réussi.  Je savais qu’il fallait une application spéciale (Freeflight 3) pour piloter le Bebop 2, et qu’il fonctionnait avec le Wifi du smartphone.
application bebop 2
J’allume le drone, attends quelques secondes que la lumière à l’arrière se stabilise, active mon wifi et sélectionne naturellement le réseau du drone. J’ouvre l’application, et l’icône Start apparaît avec déjà la vidéo d’allumée. Je clique, je suis aux commandes, prêt à décoller en pressant « take off ».
Il est temps maintenant d’explorer les paramètres et le comportement vidéo du Bebop. Tout est assez intuitif, il y a différents modes de pilotage (mode Manette, mode Avancé (Gyro), mode Expert pour piloter l’angle caméra), on peut régler quelques paramètres basiques pour la vidéo tels que le contraste et la luminosité.

Pas besoin de lancer l’enregistrement vidéo, le Bebop le fait de lui-même dès le décollage et possède assez de mémoire interne pour enregistrer la totalité de votre vol de près de 25 minutes !

Le premier drone a réalisé une stabilisation vidéo aussi bluffante

Ce qui est complètement bluffant et présente tout l’intérêt du Bebop 2, c’est non seulement une stabilité vidéo exceptionnelle (aucune vibration) mais aussi et surtout une stabilisation 3 axes de l’image : la caméra donne l’air de toujours être orientée parfaitement horizontalement (c’est en réalité le logiciel interne du Bebop qui assure cette fonction). Cette fonction est normalement assurée mécaniquement par une nacelle stabilisée, lourde, onéreuse et complexe à faire fonctionner.

Le Bebop 2 présente donc tout l’intérêt d’avoir une image complètement stable comme le ferai de véritables cinéastes, de manière totalement intuitive et transparente !
C’est en cela que ce drone est un excellent choix pour celles et ceux (amateurs) qui souhaitent faire des vidéos époustouflantes de manière extrêmement simple et en tout sécurité.

Un pilotage en toute sécurité

Même dans des conditions plutôt défavorables avec par exemple un fort vent et quelques bourrasques, le pilotage du Bebop reste extrêmement aisé. A moins que vous ne lui en donniez l’ordre, le drone ne bouge pas. Il est complètement stabilisé avec sa position GPS : le pilote automatique compense tout seul les influences de l’environnement qui pourrait faire dévier le drone de sa trajectoire.
Le GPS embarqué associé à l’auto-pilote offre aussi la formidable opportunité de pouvoir rentrer à son point de décollage de manière automatique.
Très pratique si vous perdez le drone de vue, que le signal est coupé ou bien que vous sentez la fatigue vous gagner. Le Bebop se place alors à une hauteur raisonnable (une dizaine de mètres)  afin d’éviter les petits obstacles au sol, puis revient directement vers son point de décollage, et descend à une hauteur d’environ 1,5m. Attention à ne jamais activer cette fonction si vous êtes en intérieur ou en forêt, l’espace doit être dégagé !)
A noter que le retour automatique est enclenché au bout de une minute si la connexion wifi est perdue (ce qui se passera inexorablement si vous passez derrière une colline par exemple).
Voici une vidéo que j’ai pu réaliser avec le drone :

Piloter avec un smartphone à ses limites…

Le pilotage du Bebop au smartphone est très approximatif. Il est impossible selon moi de pouvoir réaliser une course de drone ou d’avoir un pilotage réactif et précis.
Le pilotage qu’offre un smartphone n’a pas une grande sensibilité ou réactivité, ce qui est un peu frustrant au vu des capacités de la machine. Pour parer à cela il faudrait se procurer le Sky Controller, la radiocommande dédiée de Parrot qui offre alors tout autant de possibilités que les télécommandes classiques de l’aéromodélisme (ou presque). Hélas, l’ensemble devient rapidement onéreux et perd de sa compétitivité. Ceci dit, même pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer le pack complet avec le SkyController, le pilotage avec le smartphone (notamment le mode Gyro qui permet le pilotage par l’inclinaison du smartphone) reste tout de même amusant et permet de belles prises de vue.
N’espérer simplement pas de vous initier au FPV Racing ou au vol acrobatique avec ce drone, il n’a tout bonnement pas été conçu pour ça (du moins pas l’application FreeFlight). Pourquoi ? A la fois à cause du pilotage grossier qu’offre le smartphone mais surtout à cause du temps de latence. L’image est transmise au téléphone avec un grand retard, de l’ordre de presque une demi seconde lorsque le Bebop est éloigné. C’est suffisant pour faire des prises de vue, mais pas du tout correct pour avoir un pilotage sportif.

Une qualité d’image moyenne mais acceptable

Un gros point faible cependant : la qualité de l’image vidéo. Bien que tout laissait à supposer que la qualité vidéo serait exceptionnelle avec un enregistrement HD et une stabilisation parfaite, il n’en est rien.
En effet, et c’est bien dommage, dès que la luminosité baisse un peu ou bien que le drone se déplace, l’image se pixélise et l’effet Jello apparaît. Cet effet, bien connu de vidéastes amateurs, est dû à un temps de traitement et d’enregistrement numérique trop long, ce qui déforme l’image : les lignes verticales par exemples deviennent légèrement inclinées.Pas de qualité suffisante donc pour faire de ces images une utilisation professionnelle ou commerciale.
photo bebop 2Toutefois, même si les puristes seront rebutés par cette triste qualité, il n’en reste que vous pouvez tout de même obtenir des images tout à fait incroyables pour Monsieur tout le monde.Et surtout pour un prix tout à fait raisonnable et une accessibilité extrême en termes de technique.

Conclusion

A titre de comparaison je dirais que le Bebop 2 est excellent pour tourner des vidéos amateurs, de la même manière qu’un Smartphone ou Iphone permet de réaliser de jolies vidéos. On n’image cependant pas que les professionnels de l’audiovisuel se mettent tous à tourner avec leur smartphone. Eh bien c’est la même chose. A chacun son joujou.

Le Bebop n’est pas pour les pro, ni les puristes, mais bien pour les vidéastes amateurs souhaitant s’initier à la prise de vue aérienne sans rien n’y connaître à la technique.

Et en ce sens, on doit bien l’avouer, c’est une très belle réussite !

 

En bonus

Voici un montage magnifique réalisé à partir de vidéos prises par des utilisateurs du Bebop 2

 

 

8 Comments

  1. Lafitte 6 septembre 2017
  2. PascR 11 octobre 2016
    • Cédric 11 octobre 2016
    • PROST Jean-Luc 24 février 2017
      • Anonyme 28 février 2017
        • Cédric 28 février 2017
  3. david bayle 4 octobre 2016

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