Acroban, le petit robot capable d’apprendre comme un enfant.

robot_acrobanLa nouvelle génération de robot pourrait bien venir du Bordelais et de Talence plus précisément !

Des chercheurs de l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en autonomique) sous la responsabilité de Pierre Yves Oudeyer ont mit au point ce petit robot humanoïde capable d’interagir avec son environnement. Ce petit robot est capable d’assimiler les nouveaux gestes qu’on lui apprend tel un enfant.

« L’objectif est qu’il découvre son corps, le monde qui l’environne. Nous cherchons à créer une curiosité artificielle » a déclaré Pierre Yves Oudeyer.

Acroban est doté d’une morphologie souple et bio inspirée, avec des contrôleurs embarqués qui le rendent entièrement autonome, son agilité et sa légèreté lui permettent des interactions physiques fluides et intuitives avec des humains. Et s’il est bousculé pendant sa marche, il parvient à se stabiliser. Une prouesse technique pour un robot de petite taille conçu avec des matériaux simples et peu onéreux.

Les points forts d’Acroban :

  • Une colonne vertébrale et des matériaux bio-inspirés : Acroban a une colonne vertébrale multiarticulée inspirée de la morphologie humaine.  Elle joue un rôle essentiel dans la locomotion et le maintien de l’équilibre.
  • Souplesse : les moteurs et la structure d’Acroban sont « souples », ils peuvent se déformer doucement quand des forces leur sont appliquées, et ainsi absorber les chocs. Les moteurs peuvent être programmés pour simuler des ressorts virtuels. Il est aussi composé de vrais ressorts et élastiques utilisés sur l’ensemble du corps d’Acroban, mimant le rôle des tendons et des muscles.
  • Dynamique passive inspirée de l’humain : la marche humaine consiste essentiellement en une chute perpétuellement rattrapée. Ce principe est appliqué à Acroban, comme pour d’autres robots récents, mais étendu cette fois-ci à tout le corps, et au torse en particulier.
  • Légèreté et possibilité d’acquérir de nouveaux mouvements : étant plus léger, plus robuste et moins onéreux que d’autres robots, l’équipe de recherche Flowers de l’INRIA a pu expérimenter des mouvements directement sur lui. C’est ainsi qu’il a acquis la capacité de marcher dynamiquement.

La prochaine étape est de doter Acroban d’un cerveau artificiel qui permettra à son intelligence de se développer d’elle-même, sans l’intervention d’ingénieurs, un peu comme un enfant d’un an fait son apprentissage. Des algorithmes informatiques vont jouer le rôle des connections neuronales.
Acroban permet aussi d’explorer de nouveaux modes d’interactions entre humains et robots.

Acroban a été élaboré dans le cadre d’un projet financé par la Commission européenne lancé en 2009 pour une durée de cinq ans avec un budget de 1,5 million d’euros.

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