Test du Bebop 2 : le drone parfait pour les vidéastes amateurs

Le Bebop 2 était grandement attendu ! Sa réputation l’a précédé : une très bonne maniabilité, réactivité et facilité de pilotage digne de la marque Parrot, des images incroyablement stabilisées et une excellente autonomie de 25 minutes. Le tout à un prix abordable pour s’essayer simplement et très efficacement au pilotage d’un drone et à la réalisation de vos premières vidéos aériennes. Attention cependant, non, le Bebop 2 n’est pas pour tout le monde, ni pour tous les pilotes…

Piloter avec un smartphone à ses limites…

Le pilotage du Bebop au smartphone est très approximatif. Il est impossible selon moi de pouvoir réaliser une course de drone ou d’avoir un pilotage réactif et précis.
Le pilotage qu’offre un smartphone n’a pas une grande sensibilité ou réactivité, ce qui est un peu frustrant au vu des capacités de la machine. Pour parer à cela il faudrait se procurer le Sky Controller, la radiocommande dédiée de Parrot qui offre alors tout autant de possibilités que les télécommandes classiques de l’aéromodélisme (ou presque). Hélas, l’ensemble devient rapidement onéreux et perd de sa compétitivité. Ceci dit, même pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer le pack complet avec le SkyController, le pilotage avec le smartphone (notamment le mode Gyro qui permet le pilotage par l’inclinaison du smartphone) reste tout de même amusant et permet de belles prises de vue.
N’espérer simplement pas de vous initier au FPV Racing ou au vol acrobatique avec ce drone, il n’a tout bonnement pas été conçu pour ça (du moins pas l’application FreeFlight). Pourquoi ? A la fois à cause du pilotage grossier qu’offre le smartphone mais surtout à cause du temps de latence. L’image est transmise au téléphone avec un grand retard, de l’ordre de presque une demi seconde lorsque le Bebop est éloigné. C’est suffisant pour faire des prises de vue, mais pas du tout correct pour avoir un pilotage sportif.

Une qualité d’image moyenne mais acceptable

Un gros point faible cependant : la qualité de l’image vidéo. Bien que tout laissait à supposer que la qualité vidéo serait exceptionnelle avec un enregistrement HD et une stabilisation parfaite, il n’en est rien.
En effet, et c’est bien dommage, dès que la luminosité baisse un peu ou bien que le drone se déplace, l’image se pixélise et l’effet Jello apparaît. Cet effet, bien connu de vidéastes amateurs, est dû à un temps de traitement et d’enregistrement numérique trop long, ce qui déforme l’image : les lignes verticales par exemples deviennent légèrement inclinées.Pas de qualité suffisante donc pour faire de ces images une utilisation professionnelle ou commerciale.
photo bebop 2Toutefois, même si les puristes seront rebutés par cette triste qualité, il n’en reste que vous pouvez tout de même obtenir des images tout à fait incroyables pour Monsieur tout le monde.Et surtout pour un prix tout à fait raisonnable et une accessibilité extrême en termes de technique.

Conclusion

A titre de comparaison je dirais que le Bebop 2 est excellent pour tourner des vidéos amateurs, de la même manière qu’un Smartphone ou Iphone permet de réaliser de jolies vidéos. On n’image cependant pas que les professionnels de l’audiovisuel se mettent tous à tourner avec leur smartphone. Eh bien c’est la même chose. A chacun son joujou.

Le Bebop n’est pas pour les pro, ni les puristes, mais bien pour les vidéastes amateurs souhaitant s’initier à la prise de vue aérienne sans rien n’y connaître à la technique.

Et en ce sens, on doit bien l’avouer, c’est une très belle réussite !

 

En bonus

Voici un montage magnifique réalisé à partir de vidéos prises par des utilisateurs du Bebop 2

 

 

8 Commentaires

  1. Lafitte 6 septembre 2017
  2. PascR 11 octobre 2016
    • Cédric 11 octobre 2016
    • PROST Jean-Luc 24 février 2017
      • Anonyme 28 février 2017
        • Cédric 28 février 2017
  3. david bayle 4 octobre 2016

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